Après une inondation, l’odeur ne disparaît pas toujours avec l’évacuation de l’eau.
Au contraire, c’est souvent au moment où l’eau se retire que commencent les phénomènes responsables des odeurs persistantes.
Lorsque les surfaces restent humides plusieurs heures ou plusieurs jours, certaines bactéries naturellement présentes dans l’environnement peuvent se multiplier sur les supports imprégnés (plâtre, bois, isolants, bas de murs).
Cette activité microbienne produit des composés odorants qui peuvent continuer à être émis bien après le séchage apparent et la phase de réhabilitation du site.
Lorsqu’un matériau reste humide suffisamment longtemps, il devient un milieu favorable à la prolifération microbienne, notamment si l’eau contenait :
Dans les zones confinées (derrière doublages, sous plinthes, dans les bas de cloisons), l’humidité résiduelle peut persister.
Cette combinaison humidité + nutriments + température ambiante permet à certaines bactéries de se développer et de produire des composés volatils responsables d’odeurs persistantes.
L’odeur persistante ne provient pas uniquement de l’humidité.
Elle est liée à l’émission continue de composés volatils issus :
Ces composés peuvent être relargués par cycles, notamment lorsque :
C’est ce phénomène de relargage qui donne l’impression que “l’odeur revient”.