Saint-Étienne : trois personnes hospitalisées après exposition à une forte odeur d’urine de chat

16 janvier 2026
Ce lundi 12 janvier 2026, une enseignante et deux élèves ont été hospitalisés suite à un malaise survenu à l’école élémentaire Chavanelle, dans le centre-ville de Saint-Étienne (Loire).

Selon les secours et les pompiers dépêchés sur place, les personnes touchées se sont plaintes de maux de tête et d’un inconfort respiratoire après avoir été exposées, dans une salle de classe, à une odeur particulièrement forte et âcre. Initialement, les secours ont vérifié l’absence de monoxyde de carbone, avant d’écarter cette piste.

Les investigations ont révélé qu’un chat avait uriné sur le cartable d’un élève durant le week-end précédent. L’urine de chat, lorsqu’elle se décompose, peut libérer des vapeurs d’ammoniac particulièrement irritantes pour les muqueuses respiratoires et provoquer des réactions physiologiques telles que des maux de tête ou des sensations de malaise, surtout en ambiance confinée.

Les trois personnes ont été prises en charge à la clinique du Parc et à l’hôpital Nord pour des examens complémentaires, sans qu’aucune complication grave ne soit signalée à ce stade. Les autorités rappellent l’importance d’une bonne ventilation des locaux et d’une gestion rigoureuse des sources potentielles de mauvaises odeurs ou d’irritants chimiques dans les environnements scolair


Source :  Le Progrès, janvier 2026 : « Une enseignante et deux élèves transportés à l’hôpital à cause de l’urine de chat »

Lien de référence : https://www.leprogres.fr/education/2026/01/12/une-enseignante-et-deux-eleves-transportes-a-l-hopital-a-cause-de-l-urine-de-chat

LECTURE EXPERTE : DECRYPTAGE OLFATIF 

L’urine de chat est l’une des sources odorantes les plus complexes à gérer en environnement intérieur. Lorsqu’elle imprègne des supports poreux (textiles, sacs, mousses, revêtements), sa dégradation libère des composés volatils irritants, dont l’intensité peut augmenter avec le temps, la chaleur ou le confinement.

Dans un espace clos comme une salle de classe, cette pollution olfactive peut provoquer un inconfort immédiat, voire des réactions physiologiques (maux de tête, gêne respiratoire), en particulier chez les personnes sensibles. L’absence de ventilation suffisante agit alors comme un facteur aggravant.

Ce type d’incident illustre un point clé pour les gestionnaires d’ERP et les assureurs : une nuisance olfactive n’est jamais anodine.
Elle peut révéler une contamination plus profonde des matériaux et nécessiter une neutralisation moléculaire complète, portant à la fois sur l’air ambiant, les surfaces et les supports imprégnés.

Une gestion efficace repose sur :

  • un diagnostic olfactif précis,
  • un traitement compatible avec les lieux accueillant du public,
  • et un contrôle olfactif final en présence des parties, seul garant d’un retour à une atmosphère saine et exploitable.
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